ACD : Facture électronique, le vrai sujet n’est pas l’outil, mais le modèle du cabinet

Publié dansBusiness, Transformation digitale

À l’approche de la facture électronique, beaucoup de cabinets concentrent encore leurs efforts sur le choix de la plateforme agréée et des outils. Une étape nécessaire, mais insuffisante. Car le véritable enjeu est ailleurs : dans la capacité à faire évoluer ses méthodes, son organisation… et son modèle.

Éditeur historique de la profession et partenaire d’INNEST, ACD observe ces transformations au plus près des cabinets. Pour son président, Éric Choteau-Laurent, ce qui se joue aujourd’hui dépasse largement une évolution technique. Et se traduit déjà, très concrètement, dans les solutions proposées pour accompagner cette transformation.

 

Une rupture plus profonde qu’il n’y paraît

La profession comptable n’en est pas à sa première transformation. Digitalisation, évolutions réglementaires, nouveaux outils : les cabinets ont toujours su s’adapter. Mais la combinaison de la facture électronique, de l’intelligence artificielle et de la circulation des données en continu marque un changement d’échelle. « Ce n’est pas une évolution de plus, c’est un basculement », résume Éric Choteau-Laurent. Dans ce contexte, la capacité à se réinventer devient centrale. Pour paraphraser Darwin, ceux qui ne sauront pas évoluer risquent de disparaître. »

Des transformations déjà très concrètes dans les cabinets

Derrière ces grandes tendances, les changements sont déjà visibles sur le terrain. La saisie comptable diminue progressivement, remplacée par des flux automatisés. Les données arrivent plus vite, plus structurées, parfois en temps réel. Le rôle des collaborateurs doit donc nécessairement évoluer :

  • Superviser des flux automatisés plutôt que saisir ;
  • Fiabiliser les données en amont ;
  • Détecter les anomalies ;
  • Produire des analyses utiles pour le dirigeant.

Autant de missions à plus forte valeur… mais qui supposent de faire évoluer le modèle économique des cabinets.

Le vrai blocage : organisation et posture

Si les outils progressent vite, les organisations, elles, évoluent plus lentement. Beaucoup de cabinets restent structurés autour de la production, avec des modèles qui ont peu évolué ces dernières années. « La profession a longtemps fonctionné sans être contrainte de se remettre en question en profondeur », observe Éric Choteau-Laurent. Ce fonctionnement atteint aujourd’hui ses limites. Passer un certain seuil de développement implique de changer de posture et de sortir du cœur de métier pour piloter une véritable entreprise. Une transition que tous les cabinets n’ont pas encore engagée.

L’accompagnement : une mission déjà là… mais peu visible

Dans ce contexte, la valeur du cabinet se déplace vers sa capacité à accompagner ses clients. Aide au choix des outils, organisation des flux, sécurisation et analyse des données… ces missions existent déjà dans de nombreux cabinets. Mais elles restent souvent informelles, peu structurées, et surtout peu valorisées. Pourtant, les experts-comptables disposent d’un atout que les outils n’ont pas : la relation de confiance, mais aussi l’empathie, le sens de l’écoute, la capacité à appréhender des situations complexes…

Un modèle économique à réinventer

Ce déplacement de la valeur implique de repenser le modèle économique des cabinets. « Historiquement, la production comptable structure l’essentiel de la facturation, tandis que l’accompagnement est souvent intégré sans être valorisé », analyse Éric Choteau-Laurent. L’enjeu n’est pas de facturer plus, mais de facturer autrement :

  • Une production de plus en plus automatisée ;
  • Un accompagnement identifié, structuré et facturé.

Autrement dit, rééquilibrer la répartition de la valeur.

Des outils indispensables… mais pas suffisants

Dans cette transformation, les outils jouent un rôle clé. Ils permettent d’automatiser, de fiabiliser et de structurer les flux. Mais ils ne créent pas la valeur à eux seuls. Leur rôle est avant tout de libérer du temps et de rendre possible un repositionnement du cabinet vers des missions à plus forte valeur ajoutée. Encore faut-il que les organisations et les modèles suivent. C’est dans ce contexte que s’inscrit l’engagement d’ACD au sein d’INNEST.

INNEST : un laboratoire pour anticiper les mutations

Aux côtés des start-ups accélérées, l’éditeur joue un rôle de mentor, en partageant son expérience et sa connaissance fine des cabinets. « C’est important pour nous de pouvoir faire bénéficier les jeunes structures de l’expertise d’ACD, pour les aider à proposer des solutions toujours plus en phase avec les besoins de la profession », explique Éric Choteau-Laurent. Mais cet engagement est aussi, selon lui, un levier de remise en question. « Accompagner ces start-ups nous oblige à nous challenger en permanence, à rester au contact des évolutions et des innovations. On peut vite être dépassé si l’on considère que l’on est arrivé. » Un échange à double sens, qui permet à la fois de faire émerger de nouvelles solutions et de maintenir une capacité d’adaptation indispensable dans un environnement en mutation rapide.

ACD : accompagner concrètement la transformation des cabinets

C’est dans cette logique qu’ACD fait évoluer ses solutions, avec une approche centrée sur les flux, la collaboration et l’exploitation des données. Pour anticiper les nouveaux enjeux de la profession, ACD déploie de nombreuses évolutions, de la facture électronique à l’intelligence artificielle, tout en optimisant le quotidien des cabinets.

  • Un accompagnement renforcé pour sécuriser la transition

L’accompagnement constitue un pilier important pour le groupe. Depuis l’année dernière, l’éditeur organise des webinaires pour décrypter la réforme et expliquer son fonctionnement concret au sein des outils. Ce dispositif est reconduit cette année : chaque mardi, des sessions permettent de guider pas à pas les utilisateurs dans ce nouvel environnement opérationnel.

Ces rendez-vous sensibilisent les cabinets à l’inscription de leurs propres dossiers sur la Plateforme Agréée du Village Connecté (PA LVC). Cette démarche est d’ailleurs facilitée grâce à la gestion en lot des mandats et au module i-Facture, permettant une inscription massive et sécurisée des clients.

En complément, les équipes dédient la 7e édition des journées “Rencontres Utilisateurs” à la réforme de la facture électronique. Événement annuel et incontournable pour ses clients, ce rendez-vous permet d’aller au contact des cabinets dans 6 villes de France. C’est l’occasion privilégiée pour les experts-comptables et leurs collaborateurs d’échanger avec les équipes ACD sur la mise en pratique des solutions et d’aborder sereinement les prochaines étapes du calendrier réglementaire.

 

  • Facture électronique : une mise en œuvre désormais opérationnelle

Sur le plan opérationnel, la facture électronique est désormais une réalité. La PA LVC a été officiellement immatriculée par la DGFiP le 14 janvier 2026, marquant une étape décisive.

Une phase de tests fonctionnels est actuellement menée en conditions réelles auprès de cabinets volontaires sur les solutions logicielles du groupe. Ces derniers peuvent ainsi découvrir l’écosystème en avant-première, permettant de finaliser les derniers ajustements si nécessaire.

Parallèlement, l’outil de gestion interne évolue pour que la facturation des cabinets vers leurs clients devienne, elle aussi, conforme à la réforme.

 

  • L’intelligence artificielle, un levier de productivité immédiat

Au-delà de ces avancées réglementaires, l’intelligence artificielle s’impose comme un véritable moteur de productivité au quotidien. Elle est désormais pleinement opérationnelle et s’illustre concrètement dans deux cas de figure :

  • la révision comptable : automatisation de vérifications pour sécuriser le dossier et anticiper les points de vigilance,
  • le traitement de factures : identification et décourage des fichiers comportant plusieurs factures dès leur réception.

 

  • Un écosystème connecté pour fluidifier les flux

Afin de simplifier la gestion des flux financiers, l’écosystème se renforce grâce à des synergies avec des partenaires clés :

  • L’intégration de Bridge (banques traditionnelles) transforme le module i-Facture en un outil de paiement sécurisé : les entreprises peuvent régler leurs achats en quelques clics, ce qui génère instantanément l’écriture comptable et le lettrage pour le cabinet.
  • De nouvelles avancées ont également été apportées à l’interconnexion avec Qonto : en plus de proposer le règlement via un compte pro Qonto, ce partenariat permet d’automatiser la récupération des relevés bancaires, mais aussi des factures de ventes, directement dans l’outil de production.
  • Des outils collaboratifs pour aller plus loin

D’autres évolutions viennent compléter cet écosystème :

  • DocuSign : intégration d’une solution de signature électronique pour fluidifier la validation des documents et suivre leur avancement depuis le module collaboratif i-Ged. Cette évolution permettra de gérer l’envoi de documents, tout en offrant la possibilité de définir un ordre de signature entre les différents interlocuteurs.
  • Assistant Virtuel Comptable : refonte du tableau de bord pour améliorer la lisibilité des écritures. Les collaborateurs gagneront en réactivité grâce à une lecture simplifiée des écritures proposées par l’outil. Cela permettra d’ajuster et de compléter instantanément les flux tout en profitant des outils de révision intégrés, pour un contrôle total sans attendre la clôture des dossiers.

 

  • Un objectif : recentrer les cabinets sur leur valeur

Qu’il s’agisse de conformité ou d’intelligence artificielle,

Qu’il s’agisse de conformité réglementaire ou d’intelligence artificielle, l’ensemble de ces évolutions poursuit un même objectif : permettre aux cabinets de se recentrer sur leur cœur de métier, le conseil et l’accompagnement de leurs clients.

 

Et si vous rencontriez ACD ?  Retrouvez les équipes d’ACD sur le stand  263  au Congrès de l’Ordre des experts-comptables pour découvrir en avant-première leurs nouveautés, des ateliers live, des retours d’expérience et des démonstrations pratiques. Les équipes seront également présentes lors de nombreux événements de la profession : découvrir l’agenda